Syndicat FO des Instituteurs et Professeurs du Bas-Rhin
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Audience SNUDI-FO/DASEN 67
Publié; le 22 novembre 2013 | snudi FO 67

Une délégation du SNUDI Force Ouvrière (Christel Hoertz-Riegel et Yannick LEFEBURE) a été reçue mardi 19 novembre 2013 par M. Ben (DASEN adjoint), JB Ladaique (IENA) et S. Bernard (Secrétaire Général de l’IA).

NON REPORT DE LA CAPD Le SNUDI-FO revient sur le non report de la CAPD du 14 novembre 2013 alors qu’un mouvement de grève nationale était organisé le même jour. Nous restons scandalisés par cette décision et particulièrement par l’absence de réponse de la part de l’administration. Nous avons fait la demande de report lors du groupe technique du jeudi 7 novembre et il nous a été répondu que l’IENA prenait l’attache du SG pour convenir d’une nouvelle date. Depuis, nous avons eu de cesse de chercher à joindre l’IA pour connaître la décision prise. C’est le mercredi 13 novembre en soirée que l’on nous a fait part du maintien de la CAPD. C’est tout à fait regrettable car il s’agit d’une première dans ce département. De très mauvais augures pour la suite du dialogue social… A propos de la grève, le SNUDI-FO soulève le problème de l’envoi des déclarations d’intention de grève. La plupart des circonscriptions ne possèdent plus de FAX ce qui limite l’envoi des déclarations à la seule voie postale. A l’ère du numérique, nous demandons officiellement que les collègues puissent envoyer leur déclaration d’intention de grève par la voie numérique à partir de leur adresse académique. Le DASEN adjoint admet les difficultés et trouve la procédure intéressante. Il promet de soumettre ce point lors de la prochaine CAPD pour avis des autres organisations syndicales.

LES RYTHMES SCOLAIRES Le SNUDI-FO rappelle sa totale opposition à la réforme « Peillon » et particulièrement au décret sur les rythmes scolaires. Il ne s’agit pas d’une réformette mal fichue d’après nous mais réellement de la mise à mal de l’école de la République avec en premier plan la casse de notre statut de fonctionnaire d’état pour les enseignants. Nous demandons des précisions sur le calendrier demandé par le Ministère. DA : la main est laissée aux communes. Nous serons particulièrement attentifs aux 20 plus grandes communes du département qui scolarisent plus de la moitié des élèves. Les maires auront jusqu’au 15 janvier 2014 pour communiquer leur proposition de modification des horaires sur 4 jours et demi. En l’absence de proposition, nous nous tournerons vers les conseils d’école. Si aucune proposition n’est faite par les conseils d’écoles extraordinaires d’ici l’échéance fixée, l’administration se tournera vers les conseils de maîtres des écoles. En l’absence de proposition, le DASEN laissera se dérouler le CDEN de février 2014 et prendra une décision pour toutes les écoles n’ayant pas fait de proposition.

SNUDI-FO : qu’en est-il des PEDT ?

DA : il n’y a pas d’obligation de rédiger un PEDT. Ils sont seulement exigés dans un cadre dérogatoire, par exemple pour le samedi matin travaillé.

SNUDI-FO : il est tout à fait scandaleux que le PEDT devienne obligatoire quand les communes ou les conseils d’école optent pour le samedi matin. Cela oriente la réflexion. De plus, vous placez les équipes pédagogiques au cœur de difficultés à venir. En effet, dans la mesure où les communes ne font pas de proposition ou affirment avec force qu’elles n’appliqueront pas la réforme en 2014 en cohérence avec les familles la plupart du temps, les équipes pédagogiques vont devoir imposer une nouvelle semaine scolaire qu’eux-mêmes désapprouvent et que toute la communauté éducative réfute. Vous allez clairement mettre les écoles en difficultés. Nous le dénonçons et nous continuerons d’organiser le rapport de force entre un Ministre qui fait la sourde oreille et la colère qui ne fait que de s’amplifier chez les enseignants.

LE CALENDRIER SCOLAIRE : la journée de rattrapage du mercredi 13 novembre 2013 SNUDI-FO : nous nous sommes déjà longuement entretenus avec M. Bernard sur le sujet mais nous tenons à vous redire l’indignation générale provoquée par cette journée de rattrapage d’une journée déjà travaillée. Nous vous reposons la question : pensez-vous que les enseignants ont travaillé le lundi 2 septembre 2013 ?

DA : bien entendu !

SNUDI-FO : on ne peut rester sans donner suite à cette journée de travail gratuit ! Nous dénonçons également les prochains calendriers scolaires où la rentrée des enseignants est placée à chaque fois en août pour une sortie en juillet. La journée de rentrée des enseignants n’a jamais eu lieu en août et nous alertons le ministre et toute l’administration sur la situation des enseignants dont la date de départ en retraite est obligatoirement fixée au 1er septembre. Devront-ils faire une rentrée supplémentaire ? Nous dénonçons le projet du ministre qui vise à encore plus annualiser le temps de service des enseignants. Devrons-nous rattraper aussi les jours fériés et les congés maladie ?

DA : pourquoi pas ! Les enseignants ne sont quand même pas les plus malheureux et je regrette qu’une position syndicale puisse être aussi rigide sur le nombre de jours à travailler.

SNUDI-FO : nous nous offusquons de cette réponse ! Le projet de notre organisation n’est pas de travailler le moins possible pour être payé le plus possible. Il s’agit de poser des limites surtout à la rentrée et notamment concernant le 1er degré. En effet, l’immense majorité de nos collègues ne comptent pas les heures et anticipent largement de plusieurs jours la rentrée administrative des enseignants prévue un jour avant la rentrée de leurs élèves et ceci pour préparer méticuleusement leur classe. De plus, les écoliers et leurs enseignants sont parmi ceux qui font des années scolaires les plus complètes. En effet, les collégiens et particulièrement les lycéens notamment à partir des examens nationaux, ne vont plus en cours. Dans les lycées, la journée de rattrapage n’a pas même été envisagée et pour cause, les enseignants travaillent aussi le mercredi après-midi !! Ce manque de justice et d’équité a provoqué la colère générale. De plus, les familles ne voulant pas de la réforme des rythmes scolaires ont appelé au boycott de l’école ce jour-là. Résultats des courses : une journée de travail gratuit pour les enseignants du 1er degré et des élèves absents !

JOURNEE DE CARENCE SNUDI-FO : le budget de l’état est soumis au vote en ce moment. Confirmez-vous l’abrogation de la journée de carence ?

DA : pas pour le moment. Il faut attendre le vote définitif. Si la journée de carence est abrogée, elle le sera à compter du 1er janvier. Il faut rester prudent sur la communication aux enseignants.

SNUDI-FO : nous l’avions bien compris ainsi. Néanmoins, c’est une bataille syndicale qui devrait aboutir ! Nous nous en félicitons.

PROCEDURE DE DETACHEMENT ET PROMOTION SNUDI-FO : nous nous inquiétons de la procédure de détachement notamment dans le corps du second degré quand il y a promotion des collègues concernés en même temps. Plusieurs collègues nous ont contactés car ils se sentaient lésés. En effet, lors du détachement provisoire, ils n’ont pas perçu financièrement leur promotion. Devant l’absence de réponse des services, nous avons conseillé de rédiger un recours gracieux dans un premier temps.

DA : la démarche est la bonne. En effet, l’interprétation du droit peut donner lieu à diverses réponses. L’interprétation de ce droit par un juge pourra éclairer la situation des enseignants concernés.

LE SCANDALE DES « 0 » ELIMINATOIRES SNUDI-FO : nous nous inquiétons tout particulièrement du nombre de personnes qui ont obtenu un « 0 éliminatoire » lors du concours 2013. En effet, au regard de leur M1, M2 et de leurs différents rapports de visites, il semble incohérent de leur avoir attribué un « 0 » qui est éliminatoire lors d’un oral. La sanction a du mal à passer pour les personnes qui ont préparé l’entretien et exposé leur séquence pédagogique pendant 20 minutes. Lorsqu’une personne ne se présente pas ou ne parle pas, on pourrait comprendre qu’’elle soit sanctionnée d’un « 0 » mais là, cela semble incompréhensible.

DA : des consignes de déontologie ont été données aux différents jurys. Effectivement, c’est une volonté claire d’éliminer les candidats par l’attribution d’un « 0 » à un oral notamment. Nous n’avons pas d’informations supplémentaires à ce sujet sauf pour la filière bilingue.

SNUDI-FO : nous entendons ces consignes mais nous sommes particulièrement étonnés du nombre de jeunes qui sont entrés en contact avec nous. Le problème semble national cette année. Nous espérons que ces jeunes éliminés pour un problème de déontologie ou d’attitude ne sont pas vus proposer un contrat derrière, ce qui ajouterait de la colère à l’incompréhension !

L’audience se termine par les situations individuelles.

cale




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