Syndicat FO des Instituteurs et Professeurs du Bas-Rhin
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Problèmes de remplacements : l’école publique frappée de plein fouet par l’austérité !
Publié; le 13 février 2015 | snudi FO 67

Dans tous les départements, le nombre de journées non remplacées explose et les conséquences de cette situation sont de plus en plus insupportables : l’enseignement n’est plus assuré, les écoles sont désorganisées et transformées en garderies, les personnels épuisés, les directeurs transformés en remplaçants pendant leur temps de décharge, les conditions de sécurité remises en cause, les stages de formation continue annulés…

Chaque jour, les collègues alertent le syndicat : « C’est un cauchemar (…) Ceux qui viennent travailler avec 5, 6, 7 élèves en plus vont tenir combien de temps ? Les élèves qui sont répartis un jour, un ZIL le lendemain, un autre ZIL, répartis à nouveau...depuis 3 semaines. Qui s’intéressent à eux en haut lieu ? Il ne s’agit pas du pic de grippe de janvier ou février, dont le rectorat nous parle chaque année. Il s’agit d’un épuisement général dans notre école, particulièrement depuis la mise en place des nouveaux rythmes scolaires ».

Les élèves et les enseignants subissent de plein fouet les conséquences de l’austérité imposée par le pacte de responsabilité et des suppressions de postes : cette année, en comparaison avec l’année 2008, le déficit est au plan national d’environ 2000 postes de titulaires-remplaçants !

Aux enseignants et parents qui revendiquent les moyens indispensables, les IA/DASEN invoquent le « facteur saisonnier » et ordonnent le plus souvent aux enseignants de répartir les élèves des collègues absents dans leurs classes, en s’appuyant sur le principe de continuité du service… Mais la continuité du service, c’est la continuité du service public d’enseignement et non d’un service de garderie !

Rien n’oblige un enseignant à accueillir les élèves d’un collègue car comme le précisait le ministère en 2000 en réponse à un parlementaire « il n’est pas fait obligation aux instituteurs non malades d’accueillir les élèves de leurs collègues malades puisqu’ils assurent déjà le service d’enseignement normalement prévu pour les élèves de leur propre classe ». C’est par l’action syndicale que nous pouvons répondre au problème…

A Paris, tous les syndicats exigent le recrutement immédiat des listes complémentaires

A Paris, une motion des syndicats SNUDI-FO, SNUipp-FSU, SE-Unsa et Sud Education, présentée en CAPD, revendique « le recrutement des derniers lauréats sur la liste complémentaire du CRPE rénové 2014 afin de pallier le manque d’enseignants au sein de l’académie ».

Réunies à l’initiative du SNUDI-FO, les listes complémentaires ont décidé de se rendre en délégation au rectorat de Paris et d’appeler les collègues et tous les syndicats à se joindre à cette initiative : « Nous voulons enseigner (…) Nous sommes prêts à venir combler les postes vacants et nous demandons à être recrutés immédiatement comme fonctionnaires de l’Education nationale ».

A cette étape, les autorités ministérielles et académiques refusent de les recruter en tant que stagiaires (avec formation professionnelle différée), ne proposant à certains qu’un CDD leur imposant ainsi une situation de précarité…et l’obligation de repasser le concours ! Les syndicats parisiens ont décidé de s’adresser à la ministre.

Le SNUDI-FO appuie toute initiative en direction des autorités académiques et ministérielles : recrutement immédiat des listes complémentaires, rétablissement des postes de titulaires-remplaçants supprimés ces dernières années !

AG parents/enseignants, pétitions, occupations d’école, délégations, préavis de grève…le SNUDI-FO appuie toute initiative en direction des autorités académiques et ministérielles pour revendiquer les moyens et postes nécessaires.

Les dotations pour la rentrée 2015, très insuffisantes, ne permettront pas d’améliorer les dispositifs de remplacement, bien au contraire. D’autant plus que la ministre incite à utiliser de plus en plus de moyens pour créer des postes « innovants » du type « plus de maîtres que de classes »… Non ! Ce que demandent les collègues c’est qu’il y ait déjà autant de maîtres que de classes ! Le syndicat exige le rétablissement des postes supprimés ces dernières années pour répondre aux besoins urgents.

Ce que veulent les collègues, ce sont des recrutements, des postes statutaires et notamment des postes de titulaires remplaçants à hauteur des besoins ! Ce que veulent les collègues c’est une action déterminée contre la politique d’austérité !

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