Syndicat FO des Instituteurs et Professeurs du Bas-Rhin
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Audience SNUDI-FO/Dasen 67 9 novembre 2015
Publié; le 13 novembre 2015 | snudi FO 67

Une délégation du SNUDI-FO (Christel HOERTZ-RIEGEL et Yannick LEFEBURE) a été reçue lundi 9 novembre 2015 par la DASEN 67, Mme Weltzer ainsi que T. Dickele (IA adjoint), S. Bernard (Secrétaire Général IA) et JB Ladaique (IENA) pendant près de 2 heures pour évoquer les nombreuses difficultés rencontrées par les collègues depuis la rentrée.

NON-REMPLACEMENT DES ATSEM ABSENTES DANS LES ECOLES MATERNELLES DE STRASBOURG  : une situation explosive et intolérable ! SNUDI-FO : le premier point à l’ordre du jour concernait le non remplacement des Atsem absentes pour la ville de Strasbourg. L’IA nous avait préalablement signifié qu’elle ne souhaitait pas aborder ce problème car elle ne gère pas ce personnel qui est sous la responsabilité de la ville de Strasbourg. Nous lui avons rappelé que les conditions de travail des enseignants et que les conditions d’apprentissage pour la réussite des élèves sont bien de sa compétence, ce dont elle a convenu. Nous avons donc exposé la situation catastrophique que les collègues subissent dans les écoles strasbourgeoises et alerté, qu’alors que la dotation de base (1 Atsem pour 2 classes en moyenne et grande section) est déjà insuffisante, qu’il n’est plus possible d’enseigner correctement quand « on ne remplace plus en dessous de 3 Atsem absentes » Nous avons alerté de la fatigue qu’endure nos collègues et des problèmes de sécurité que cela engendre.

DASEN 67 : Je suis sensible à ce problème et je vous assure que ce point sera abordé lors des prochaines rencontres avec les responsables de la ville.

SNUDI-FO : nous vous rappelons que nous encourageons les collègues à saisir le CHSTD où notre représentante est là pour les défendre et nous demanderons une nouvelle audience à la ville à ce sujet.

D’ailleurs, n’oubliez pas de faire remonter toutes vos situations d’école, via les feuilles de signalement du registre de sécurité (avec double au syndicat)

ORGANISATION DES ANIMATIONS PEDAGOGIQUES DE CIRCONSCRIPTION : LE SNUDI-FO SE REPETE ! SNUDI-FO : le quota horaire des animations pédagogiques est de 18h. De nombreuses notes de service émanant des IEN sont hors cadre réglementaire et ce à plusieurs titres. La notion d’animation obligatoire n’existe pas et pourtant l’organisation des animations en fait encore état dans la plupart des circonscriptions. Nous vous demandons clairement d’intervenir auprès de tous les IEN pour éradiquer ce phénomène. Les moments où ont été placées les animations pédagogiques ont suscité de la colère chez nos collègues. En effet, certaines notes de service posent le cadre : mercredi après-midi et vendredi soir. C’est inacceptable. A-t-on encore le droit d’avoir une privée dans l’éducation nationale ?

DASEN 67 : j’entends vos propos. Ce n’est pas la première fois que cela nous remonte. J’interviendrai lors du prochain conseil d’IEN pour rappeler le cadre réglementaire et les moments de formation qui ne doivent qu’exceptionnellement être placés le mercredi après-midi ou le vendredi soir. Cela ne doit en aucun cas en devenir un principe.

SNUDI-FO : dans les REP+ et pour la formation des TPS (Toutes Petites Sections), certains IEN brident complètement le dispositif des animations pédagogiques. En clair, la formation des TPS est prise quasi exclusivement sur les 18h d’animations. Les collègues n’ont plus aucun choix dans la formation continue alors que d’autres circonscriptions ont saisi le dispositif des jours de décharge REP+ pour placer cette formation.

DASEN 67 : je comprends. J’interviendrai en ce sens.

LA SITUATION DES DIRECTEURS D’ECOLE : NOS COLLEGUES AU BORD DU BURN-OUT ! SNUDI-FO : depuis la fin de l’année scolaire précédente et les nouveaux projets d’école, les demandes institutionnelles s’empilent dangereusement sans améliorations financières et sans décharge supplémentaire. Nouveau projet d’école, nouveau PEAC, nouveaux programmes et surtout TBE. Madame le Directeur académique, nous sommes la seule Académie où les directeurs sont dans l’obligation d’utiliser cette nouvelle application. Au regard de ce qu’il faut y faire, à quoi sert donc ce TBE ? Pour le SNUDI-FO, c’est un outil qui ne vient qu’alourdir les tâches déjà trop nombreuses des directeurs d’école. Le projet d’école 2015/2018 met en lumière cette catastrophe numérique : interface repoussante, rigidité du système, inadéquation avec la réalité du terrain. Seule, pour le moment, l’enquête rapide de rentrée peut s’avérer être un outil intéressant. Tout le reste est inutile et surtout chronophage. Les champs du projet d’école ne correspondent pas aux documents papier. Cela nécessite donc un travail supplémentaire. Les IEN ont mis beaucoup de temps à pouvoir accéder à l’interface. Du coup, ils ont demandé les documents papiers aux directeurs. Le travail doit être fait plusieurs fois pour les mêmes demandes. TBE alourdit encore plus le travail déjà harassant ! Cela doit cesser. DASEN 67 : je reste persuadée qu’à terme TBE va être un bon outil pour simplifier le travail des directeurs. L’institution ne peut pas continuer à demander aux directeurs de faire 2 ou 3 fois le même travail. Soit on conserve les habitudes papiers soit on passe complètement sur l’outil numérique. Je suis en phase avec ce que vous dites mais il faut nécessairement que les acteurs du terrain nous aident dans le développement de TBE pour coller à la réalité du terrain. IENA : il y a également une précipitation des équipes pour boucler la validation des projets d’école via TBE. Personne n’a demandé de soumettre à l’avis du premier conseil d’école le nouveau projet d’école.

SNUDI-FO  : nous ne sommes pas d’accord avec vous. De nombreuses pressions dont le calendrier que vous avez publié conduisent les équipes à valider dans l’urgence afin que l’IEN puisse émettre son avis de conformité et le tout pour début décembre afin que l’agrément soit émis par l’IA. Comment voulez-vous faire autrement ?

DASEN 67 : il faut qu’on améliore notre communication à propos de TBE. Nous ne souhaitons pas alourdir les tâches des directeurs et nous allons essayer d’y remédier. Pour le moment, le développement de TBE est encadré et il y a eu de place pour des interventions de terrain. Nous allons réfléchir comment améliorer cet outil qui doit rester au service des directeurs sans multiplier les demandes institutionnelles.

LE PROTOCOLE D’INSPECTION DES ENSEIGNANTS DU 1er DEGRE : LES DEMANDES S’EMPILENT ! SNUDI-FO : nous profitons du nouveau protocole d’inspection académique pour vous interpeler sur ce qui se passe dans les circonscriptions. Des formulaires allant parfois jusqu’à 14 pages nécessitent un temps fou aux collègues pour préparer leur inspection : c’est le catalogue de « La Redoute ». Une fois en classe, l’IEN multiplie encore les demandes institutionnelles alors que si l’on réfère aux textes réglementaires régissant, il est très surprenant de voir que la liste des documents à présenter est fort courte :
-  les consignes de sécurité en cas d’évacuation d’urgence
-  le registre d’appel
-  les livrets scolaires, point !

DASEN 67 : (prenant nos exemples de questionnaires d’inspection) : mais nous sommes sur des procédures datant d’il y a 20 ans !! Comment faites-vous pour indiquer les % de PCS par exemple ? Et toutes ces rubriques que l’institution connaît déjà, pourquoi les remplir à nouveau ? En effet, je crois qu’il faut recadrer le protocole car ce n’est en aucun cas une demande de la DASEN de procéder de la sorte. Il est nécessaire de préparer une inspection, de prendre du recul par rapport à sa pratique mais surcharger de travail préparatoire les enseignants du 1er degré n’est pas une bonne solution.

SNUDI-FO : nous sommes d’accord avec cette analyse. Nous espérons que vous réussirez à faire passer le message auprès de votre collège d’IEN. De notre côté, nous ne manquerons pas de relayer votre discours auprès de nos collègues.

LES DISPOSITIFS D’ACCOMPAGNEMENT DES COLLEGUES EN DIFFICULTES SOCIALES ET/OU MEDICALES : UNE MAUVAISE EXPERIENCE EN 2014/2015 ! SNUDI-FO : nous avons très mal vécu les différents groupes de travail concernant nos collègues en grande difficultés d’origines sociales et/ou médicales. Laisser la seule analyse au médecin de prévention est largement insuffisante car elle ne révèle pas le caractère social parfois incontournable dans certaines situations complexes. Il n’y a pas eu d’ailleurs d’équité de traitement faute de moyens. Ainsi, le dispositif d’allègement de service a parfois été présenté, parfois pas ce qui est inacceptable. Certains collègues ont même été amenés à prendre un temps partiel sur autorisation croyant que c’était le dispositif d’allègement de service alors qu’ils n’avaient pas la possibilité financière de tenir le coup. Comment comptez-vous rectifier le tir ?

DASEN 67 : il est vrai que la procédure 2015 n’a pas été satisfaisante. Il faut absolument faire une double analyse : médicale et sociale. Nous allons mettre en place ce dispositif pour le prochain mouvement en collaboration avec les assistantes sociales et les médecins.

L’audience se termine avec la défense d’un dossier d’une situation particulière.

cale




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