Syndicat FO des Instituteurs et Professeurs du Bas-Rhin
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Jeudi 26 mai : venir à bout de la loi "Travail" !
Publié; le 26 mai 2016 | snudi FO 67

Ce jeudi 26 mai sera encore une journée de mobilisation clé contre le projet de Loi travail. A l’appel des syndicats dans l’action depuis début mars, cette journée de manifestation viendra conforter le développement des grèves engagées depuis la semaine dernière. Elle prépare aussi la journée de grève interprofessionnelle et la manifestation nationale à Paris le 14 juin.

70% pour le retrait

Nouveau sondage rendu public mercredi 25 mai et nouveau soutien massif au retrait du projet de loi Travail : un véritable "plébiscite" selon BFM TV, commanditaire du sondage, puisque 70% des personnes interrogées ont répondu en ce sens. 59% d’entre elles renvoient aussi la responsabilité des tensions sur l’exécutif toujours selon ce sondage.

Mais, bien plus important que les sondages, la participation ce jeudi 26 aux manifestations et divers rassemblements et actions sera un facteur déterminant pour venir à bout de la surdité d’un gouvernement de plus en plus isolé, au point même de se prendre la langue dans les lapsus et les contradictions...

Le principe de faveur au centre des débats

D’une certaine façon une première victoire est que plus une personne, pas un commentateur de l’actualité sociale et économique n’ignore que le point central contesté est celui de l’inversion de la hiérarchie des normes ou la suppression du principe de faveur. Cet article 2, qui fait la philosophie du texte que dénonce, depuis le début, la confédération FO.

Tout le monde a compris qu’il s’agissait de livrer les salariés dans les entreprises, et les petites et moyennes entreprises elles-mêmes, à la loi d’une compétitivité s’exerçant sur le coût du travail. L’objectif n’est pas de pouvoir négocier au niveau des entreprises des adaptations permettant d’appliquer dans les meilleurs conditions, voire d’améliorer les droits établis au niveau de la branche, mais de permettre, au prétexte d’accords majoritaires ou par référendum, de faire moins : à commencer par réduire le paiement des heures supplémentairement à 10%, alors que la majoration est aujourd’hui établie à +25% pour les huit premières heures sup par les accords de branche.

Qui prend qui en otage ?

Là est d’ailleurs la logique du chantage ! Celui que ne manqueront pas d’exercer les donneurs d’ordres sur les sous traitants pour obtenir un rabais de coûts.

FO a clairement indiqué qu’elle entendait continuer la mobilisation et appelait à l’amplifier réaffirmant sa « détermination à la fois dans l’action et en réclamant le dialogue ».

Au premier ministre qui a contredit son propre groupe parlementaire, en redisant qu’il était hors de question de retirer la loi ou de revenir sur l’article 2, Jean Claude Mailly a rétorqué qu’il ne fallait pas confondre autorité et autoritarisme.

cale




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