Syndicat FO des Instituteurs et Professeurs du Bas-Rhin
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Grève du 19 mars : Réussir pour se faire entendre !
Publié; le 13 mars 2019 | snudi FO 67

La confédération Force Ouvrière est essentiellement attachée à la démocratie, à la République laïque, et à l’Etat de droit, fondé en particulier sur la séparation des pouvoirs, le respect des droits de l’homme, dont les droits fondamentaux au travail – au titre desquels figurent la liberté syndicale, le droit de négociation collective et la liberté d’expression et de manifestation consacrés par l’Organisation internationale du travail dont nous célébrons le centenaire cette année.

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FO contre la loi "Anti-casseurs"

FO défend le principe de la démocratie représentative, fondée sur l’élection des représentants des citoyens à l’échelon communal comme national, et à la distinction entre, d’une part, la responsabilité de l’intérêt général et, d’autre part, le rôle du dialogue social fondé sur la négociation collective libre et autonome, entre les syndicats de salariés et les représentants des employeurs pour ce qui concerne la situation des salariés en tant que tels, sans considération de leurs choix citoyens.

Ainsi, FO, historiquement associée à la création du Conseil économique, social et environnemental, est attachée à son statut consultatif à l’égard du gouvernement et du parlement et à son rôle de saisine, de débat et d’expression d’avis et recommandations sur les questions relevant de sa compétence.

En 1969, la confédération FO avait appelé à voter non au referendum qui conduisait à fusionner le Sénat et le CESE, transformant de facto le syndicat en colégislateur.

Tel est le fondement de l’indépendance du syndicat FO vis-à-vis de tout pouvoir extérieur, politique et patronal bien sûr, philosophique ou religieux, son rejet de toute forme de syndicalisme unique, obligatoire, ou de corporatisme politique.

Nous considérons en effet que le syndicat n’a pas vocation à se substituer aux institutions et cadres d’expression citoyenne et de conduite des politiques d’intérêt général, ni à s’y trouver confondu, dissous, instrumentalisé ou muselé.

FO est parallèlement attentive à ce que les idées de démocratie « directe », « participative », « pétitionnaire », ou encore les pratiques référendaires, ne soient pas opposées à la démocratie représentative parlementaire ou utilisées pour étouffer la liberté d’association et la liberté syndicale.

FO a aussi mis en garde contre les conséquences de l’éloignement des lieux de débats et de décisions publics du fait des réformes territoriales successives, dont la loi NOTRe avec la création des grandes régions notamment et les mises en cause des échelons de proximité (communes et départements).

Le gouvernement a décidé au terme de la période consacrée au Grand débat, de convoquer quatre conférences nationales associant « les organisations syndicales et patronales, les associations d’élus et les principales associations représentatives de la société civile » portant sur chacun des quatre thèmes officiellement retenus.

Le Grand débat est une initiative et une décision du gouvernement qui se veut une réponse à la crise dites des « gilets jaunes ». Partie de tensions sociales en lien avec le pouvoir d’achat et la fiscalité, cette crise a pris une dimension plus large. Le Grand débat s’adresse de fait aux citoyens.

Il est de la liberté de chacun de s’en saisir et de s’exprimer. Certains maires et élus nationaux ont pris l’initiative d’organiser cette expression. Certains de ces mêmes élus ont aussi été invités à débattre avec des ministres et le président de la République.

FO a indiqué qu’elle n’en était ni organisatrice ni co-organisatrice. FO n’est pas partie prenante des quatre conférences nationales car n’entend pas voir ses analyses et positions diluées dans un cadre politico-sociétal indéfini, et se trouver ensuite caution de décisions ainsi prises ou en prenant prétexte, dont nous n’avons connaissance ni du contenu ni de la forme.

FO ne peut que constater et déplorer que, depuis de trop nombreuses années, le dialogue social et la négociation collective n’aient pas reçu, selon nous, la considération nécessaire, quand ils ne sont pas décriés, alors que des décisions ont été prises et sont encore annoncées, sans véritable consultation et possibilité d’inflexion, bien qu’elles peuvent conduire à des transformations profondes du système de protection sociale collective, dont les syndicats, FO en particulier, ont été les artisans et n’ont pas à rougir.

FO entend conserver sa liberté entière de comportement et poursuivre sans relâche, et de façon déterminée, au nom de ses membres et des intérêts matériels et moraux des salariés, son rôle syndical.

FO entend bien sûr continuer d’exprimer publiquement et librement ses revendications, pour les faire valoir et aboutir par le dialogue social et la négociation collective, dans le cadre de la démocratie républicaine.

Tel est le sens de son appel à la grève le 19 mars tant dans le public que dans le privé.

cale




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